Les calligraphes de Kyoto

Lorsque ton pinceau vole sur la feuille, n'as-tu pas la volonté de réussir ton trait, de réaliser un chef-d'oeuvre ? C'est déjà une erreur : cette simple attitude de ta conscience à supprimé toute grandeur, toute liberté à ton tracé. la suite...

L'homme qui te hait

L'homme qui te hait ne te hait pas complètement. Il hait en toi une aspérité, une émergence que peut être tu ignores. la suite...

Mémoires d'outre-moi

Le regard de l'auteur se pose sur le monde de ceux qui l'entourent, comme s'il le voyait pour la première fois, puis sur celui auquel il appartient et dont la complexité s'oppose au " temps du presque parfait " la suite...

Petit manuel d'aikido

L'aikido est un art martial différent. Il donne à l'agresseur une place incomparable. Il lui reconnaît le mérite de rétablir par son attaque le lien entre deux identités ou deux entités qui ne sont plus en relation. la suite...

Les fidèles ronins

Ah ! Monseigneur, dit-elle, vous vous attendez aux pires malheurs ? Kira est tout-puissant auprès du Shogun, et ses amis feront tous leurs efforts pour écraser la maison d’Ako. la suite...

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Extrait :
« Rien ne t'obligeait à être cela dans mon histoire
Mais tu le fus, car tu le voulus comme je le voulus.

Notre rencontre fut un coup de lance
Qui cautérisa une plaie vieille et douloureuse.
Ton regard braqua sa lumière sur ma vie,
Montrant le caché, l'oublié, l'enfoui
Faisant d'elle une obscénité salutaire.
Jamais la cicatrice ne guérirait
Au point de ne plus être douloureuse,
Mais les chairs se refermèrent peu à peu,
Permettant à mon corps de retenir mon âme.

Je te vis tel un dieu élégant et racé,
Traversant la vie comme, autrefois, ouvraient des flots déchaînés
Ces clippers élancés qui portaient dans leurs ventres fins
Des denrées précieuses. Comme eux, venant on ne sut d'où,
Tu fus ce tendu, ce cinglant, ce superbe.
Je retins mon souffle devant tant de beauté,
De force et de hauteur, et ne pus le laisser filer
Qu'après ton dernier passage.
Alors que les vagues enfin se refermaient sur ton sillage,
Tu fuyais vers ton infini, tu devenais un homme sans retour.
Abandonné je pleurai sur cet océan dévasté »

 


Auteur : André Cognard
Imprimerie : Corlet
Format : 14 x 21 cm
Nb de pages : 38
Isbn : 978-2-915384-10-9
Tarif : 6 €


 

 

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